Absolument grandiose ce plongeon, à peine quelques ondes dans l'eau. L'immersion était parfaite dans les moindres détails, j'admire ! N'ayez aucune crainte, le risque de vivre devient quasiment nul au bout d'un moment, et la chute, mortelle à souhait. J'espère que vous garderez un bon souvenir de ce voyage, notre compagnie Pleinlesnarines vous souhaite un agréable crash.


You're empty? Take a pill
Unhappy? Take a pill
You're hungry? Take a pill
Too tired? Take a pill
Can't sleep? Take a pill
Braindead? Take a pill
Can't fuck? Take a pill
Or join the army.

Saez - White Noise
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# Posté le dimanche 15 novembre 2009 08:18

Modifié le dimanche 15 novembre 2009 08:47

Teuf Kanasson & Q.T.R.E


" Euphorique, narcotique, agréablement hallucinant. "

Teuf Kanasson & Q.T.R.E

# Posté le mardi 10 novembre 2009 15:13

Entre deux eaux.

J'ai le blouse.
Pourquoi pas des fraises virtuelles ? ou une bulle de savon dans laquelle patauger quand bon me semble ?
J'attends toujours. et on oublis des milliers de détails, qui s'effacent par petit bouts. ça fait des trous dans mon gruyère, ça fait des courants d'airs. Alors je plonge la tête dans l'eau chaude de la baignoire, avant même d'y avoir immergé mon corps, pour étouffer mon cri et me remplir la bouche de mousse. Impossible donc de prononcer un mot, ça glisse entre mes dents, fond sur ma langue, éclate avant de franchir mes lèvres. Respire, bruit d'aspirateur dans mes poumons
Mains humides qui attrapent une serviette, l'enroulent autour d'une silhouette. Pieds froid sur le carrelage qui entrent dans la fournaise et se perdent dans la vapeur. Le reste du corps, entouré d'éponge, se laisse aller aussi dans l'eau.. le dos, les épaules, la nuque, les cheveux qui se mettent à onduler comme des algues, le menton, la bouche, le nez, les yeux se ferment, le front. Immersion.
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# Posté le dimanche 08 novembre 2009 10:24

Martial - L'état d'mon époque

Martial - L'état d'mon époque


Mais qu'est-ce que tu veux qu'jte dise, dis-moi, qu'est-ce que tu veux qu'j'técrive ?
Que le monde part en couille et qu'mon coeur lui part en dérive ?
J'me sens bizzard ce soir, ouais c'est sûr j'me sens à court,
de te trouver les mots qu'il faut pour te parler d'amour.
J'ai juste envie d'te dire, juste envie d'te parler bas.
Te raconter tout c'que je suis, ce que tu n'connais pas.
Te dire que dans mes veines n'a jamais coulé de haine,
Un bilan positif, sous le poids de cette trentaine.
Et des conneries, j'en ai fait et Dieu sait que j'en fait encore..
Il m'arrive de croire qu'autour de moi des gens ont tord.
Mais y a pas d'problèmes, dans la vie, il n'y a qu'des solutions !
Tu connais c'thème, petit hein? Tu connais la chanson.
Pourtant j'te mentirais si j'te disais qu'tout ça jm'en moque,
Tu aurais vu le choc, quand j'ai vu tomber les blocs.
Ça m'a fait mal au ventre, ça m'a transpercé dedans !
Et puis c'même sentiment de voir des bombes sur des Afghans !
Mais qu'est-ce qui s'passe, qu'est-ce qu'on fait, dites-moi qu'est-ce qu'on attend ?
Assis, positionnés d'vant la télé, là, comme des glands.
Ça d'vient académique d'attendre que toutes les stars fassent pop,
Mais ça.. Mais ça c'est l'état d'mon époque.

Si j'te parlais de toute cette merde, qui envahit ce globe.
Ce magma invisible, dangereux, que l'on absorbe.
Y a pas d'ondes négatives, tout va bien et c'est normal !
Mon univers est sale, est-ce la faute d'Universal ?!
La question est posée mais les réponses sont déposées.
Ça tourne en rond, on n'voit keudal et la boucle est bouclée !
Comme des cons on avance, tête baissée, c'est l'idéal !
Comme des moutons de bal, comme cette morale à deux balles !
Alors on ne dit rien, on avance, on fait semblant.
Show must go on, on met des gants le show reprend.
On jette plusieurs paillettes pour mieux illuminer la piste,
Putain c'est cool la fête surtout quand elle est nombriliste !
Tu croyais quoi ? Qu'on était peut-être différent ?!
Quoi qu'il arrive, on sortirait la tête devant !
Mais nous aussi on se pavane dans la cour, comme ces coqs,
Et ça.. Et ça c'est mon état de choc.

# Posté le mardi 03 novembre 2009 07:36

L' enjôleur désillusionne.

L' enjôleur désillusionne.
C'est facile de démentir ce que l'on n'a pas dit, d'être honnête sans avoir dupé,
C'est facile d'être libre sans engagements à tenir.
C'est facile de casser une illusion que l'on a pas crée,
ou d'ignorer un espoir que l'on a apparemment pas insufflé.
C'est facile de laisser l'autre avancer pour deux, sans préciser si on le suit.

S'effacer évite les confrontations, et que peut-on reprocher à quelqu'un qui ne se donne pas ?
..ce qu'il ne fait ou ne dit pas ?

Et ensuite, cette surprise innocente de comprendre que l'on a, sans aucune mauvaise intention,
entrainé l'autre à prendre un itinéraire qu'on ne veut pourtant plus emprunter, et qu'on ne suis donc pas.
Mais pourquoi s'en voudrait-on de laisser seul celui à qui on a jamais promis sa compagnie ?

La facilité est plaisante car pleine d'avantage. Mais comment savoir lorsqu'il faut la choisir ?
Elle ne rend pas loyal pour autant.
il y a d'innombrables façons de jouer avec adversaires et partenaires,
la comédie aidant.

Trop de scrupules et un corset d'efforts chassent le naturel,
quand l'absence de respect et le fait d'agir par simple impulsion peut détruire tout le reste.
À toujours vouloir agir comme il est convenable de le faire, à toujours chercher le juste milieu,
je crois qu'on tourne en rond.

J'voudrais bien démêler les n½uds que fait mon esprit,
pour une fois, il pourrait ne pas s'enrouler sur lui même..
Qu'il attende un peu, qu'il trouve un autre motif valable.
J'ai beau l'essorer, plus une goutte d'eau n'en coule.
Elles sont longues à sécher, ces pensées.

Car déjà,
le spleen embrasse mes paupières et l'agacement me démange.
Ma voix s'enroue, ma gorge se noue.
Alors, pour ne rien laisser paraître, les phrases se font approximatives et courtes,
le regard devient vague ou les yeux se ferment.
L'accalmie est fragile, provisoire.
Je m'y agrippe fermement, en croisant les doigts, pour ne pas me dissoudre encore.

Mais à quoi bon tout ce bordel duquel j'essaie de tirer un fil..
Je suis incapable de m'en tenir à une décision,
je préfère céder à mes caprices et payer mes bêtises ensuite.
Je reste enfantine et malléable à souhaits, est-ce pour cela que vous cherchez à m'épargner ?
J'enfume ma lucidité, étouffe ma conscience. Elles sont pourtant toujours au fond des choses, alors..

Ma langue fourche et se retient de proférer quelques reproches inutiles.

Je me plait à vous trouver des excuses et à m'en accorder bien d'autres.


"Mauvaise pioche. Vous reculez de trois cases."



# Posté le jeudi 29 octobre 2009 11:29